61.9%France France
11.1%United States United States
10.3%Canada Canada
5.2%Belgium Belgium
3.7%Switzerland Switzerland
1.6%Japan Japan
0.8%Lebanon Lebanon
0.7%United Kingdom United Kingdom
0.4%Luxembourg Luxembourg
0.4%Netherlands Netherlands

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Rapports, Rapport Henrion

RAPPORT DE LA COMMISSION DE REFLEXION SUR LA DROGUE ET LA TOXICOMANIE


Président R. HENRION
 

REMERCIEMENTS

Les membres de la commission remercient vivement Monsieur Jean-Louis Langlais, Délégué général, qui les a accueillis et leur a permis de se réunir, tous les mercredis, pendant plus de six mois, dans les locaux de la Délégation Générale à la Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie.
Ils remercient également tous les membres de la Délégation générale qui ont fait preuve d'une très grande disponibilité à leur égard, en particulier Patrick Sansoy, Robert Papin, Etienne Apaire, Lionel Fournier, Albert-Claude Benhamou et Remi Duchêne,
ainsi que Madame Danielle Million qui a fourni aux membres de la commission une remarquable et très complète bibliographie.
Ils remercient enfin Madame Catherine Boiteux-Pelletier et son équipe du Service de l'Information et Communication au ministère des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville pour l'appui apporté à la commission, notamment pour les auditions publiques et leurs retransmissions télévisuelles.
 

SOMMAIRE

Lettre de Mission au Président de la Commission de Réflexion sur la Drogue et la Toxicomanie
Liste des membres de la Commission de Réflexion sur la Drogue et la Toxicomanie

INTRODUCTION

I - LE CHOIX FRANCAIS A L'ÉPREUVE DES FAITS

1- Vingt ans après

1-1- Une population qui s'est accrue, et reste majoritairement composée de jeunes

1-2- Les formes de la toxicomanie ont évolué

1-3- L'état sanitaire des toxicomanes s'est considérablement aggravé

1-4- L'offre et la délinquance se sont transformées

1-5- Les circonstances favoriant la demande sont devenues plus fréquente

1-6- La consommation des drogues s'est étendue à toutes les couches de la société

2- La loi du 31 décembre 1970 et l'injonction thérapeutique

2-1- Les critiques de fond

2-2- Ces dispositions sont-elles appliquées ?

3- L'organisation de la prise en charge des toxicomanes

3-1- Ce système présente des avantages

3-2- Ses inconvénients

Il - PROPOSITIONS ET RECOMMANDATIONS

1- Améliorer l'efficacité des politiques suivies

1-1- Renforcer la surveillance épidémiologique

1-1-1- Les données actuelles: sources, intérét et limites

1-1-2- Des outils à mettre en place

1-2- Promouvoir la recherche

1-2-1- La recherche en neurobiologie

1-2-2- La recherche clinique et thérapeutique

1-2-3- La recherche en sciences humaines

1-3- Assurer une coordination efficace des différentes actions menées

2- La lutte contre la toxicomanie passe en priorité par la prévention

2-1- La prévention générale

2-1-1-Les études épidémiologiques et l'expérience clinique révèlent l'existence de facteurs de fragilité préexistants et l'importance de caps délicats dans la vie des individus

2-1-2- L'identification de ces facteurs de risques permet d'élaborer une politique de prévention fondée sur le renforcement des facteurs de santé

2-1-3- Une politique de prévention devrait également s'attaquer aux causes socio-économiques qui aggravent les risques de toxicomanie

2-2- La prévention spécifique

2-2-1- La nature de l'information

2-2-2- Les modalités de l'information chez les jeunes

2-2-3- L' information du public

3 - Rompre l'exclusion des toxicomanes

3-1- L'amélioration de la santé des toxicomanes passe par le renforcement des liens avec les usagers de drogues

3-1-1- Le système sanitaire français reste relativement fermé aux toxicomanes

3-1-2- La prévention du sida et des hépatites exige une action résolue

3-2- Les programmes de substitution sont un outil essentiel pour une politique d'intégration sociale des toxicomanes

3-2-1 Les conditions dans lesquelles doit étre distribuée la méthadone

3-2-2- Evaluation des programmes de prescription d'héroine mis en place à l'étranger

3-3- Privilégier la complémentarité entre les différentes modalités de traitement et améliorer le système de soins spécialisés

3-3-1- La place respective des modalités de traitement

3-3-2- Les centres spécialisés et les intervenants en toxicomanie

3-3-3- Le sevrage classique

3-3-4- Les communautés thérapeutiques

3-3-5- Les groupes d'auto-support

3-4- Définir le cadre réglementaire de la prise en charge sanitaire

3-4-1- L'anonymat

3-4-2- Le problème de la gratuité est d'une autre nature

3-4-3- La possiblité d'une éventuelle décentralisation des responsabilités

4 -Modifier la loi

4-1- Une distinction entre drogues dites dures et drogues dites douces doit-elle étre retenue

4-1-1- La dénomination drogue douce-drogue dure n'est pas appropriée mais certaines drogues sont plus dangereuses que d'autres

4-1-2- Les arguments en faveur d'un assouplissement de la législation concemant l'usage du cannabis sont nombreux

4-1-3- L'assouplissement de la législation doit s'accompagner d'une prévention et d'une certaine règlementation de l'usage

4-1-4 Les arguments de ceux qui repoussent l'idée de libéralisation ou dépénalisation

4-1-5- L'innocuité ou le danger du cannabis dépend de plusieurs facteurs

4-1-6- La commission s'est partagée

4-2- Dans quelle mesure l'interdit des drogues dites dures doit-il être posé par la loi

4-2-1- L'affirmation de l'interdit

4-2-2- La sanction de l'interdit

4-2-3- Les compléments d'une dépénalisation de l'usage des drogues illicites autres que le cannabis

4-2-4- Quelle place pour la lutte contre la dépendance dans un régime juridique de la drogue ?

5 - Peut-on améliorer la répression du trafic

5-1-Les exemples à l'étranger

5-2- Propositions pour améliorer la lutte contre le trafic des stupéfiants en France

III - OUVRIR LE DÉBAT SUR LES POLITIQUES ALTERNATIVES

1- La critique des effets de la prohibition

1-1- L'offre de drogues en régime de prohibition

1-1-1- Petits producteurs et vendeurs au détail

1-1-2- Le crime organisé

1-1-3- Des liens existent évidemment entre les deux dynamiques, celle du grand trafic et celle de la rue

1-1-4- Les coûts sociaux de cette prohibition renforcée, mais imparfaite au niveau mondial, sont évidemment considérables

1-2- Prohibition et santé publique

1-2-1- Le contrôle de la qualité des produits est impossible en régime de prohibition

1-2-2- La prohibition semble favoriser la consommation des drogues les plus dangereuses

2. Remarques sur les difficultés et les limites d'une distribution contrôlée

2-1- Les problèmes posés par les formes de la distribution

2-2- Les effets sur la demande

Liste des AUDITIONS

Les Auditions

ANNEXE 1: Les complications médicales des toxicomanies

ANNEXE 2: Les produits de substitution

ANNEXE 3: Les programmes de prescription d'héroine

ANNEXE 4: Réforme législative (loi 1970). Incrimination de l'usage et mesures d'accompagnement

ANNEXE 5: La lutte en France contre le trafic de stupéfiants